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À AVOIR SIGNÉ
LA PETITION DE SVM

Mesdames et messieurs les députés

Vous allez débattre d’un texte de loi qui voudrait résoudre le problème de l’échange illicite d’œuvres culturelles sur Internet par la répression.
Ce texte est issu du rapport Olivennes, dont les propositions ne sont, en l’état, pas satisfaisantes. Pire, nous considérons que ces mesures aggraveraient la situation. La suite

> Je lis, je signe > Je dis pourquoi
> Je ne signe pas et je m'en explique

> Pourquoi SVM se mobilise, notre engagement en mai 2008
> Les points de la loi qui nous inquiètent, texte fondateur
> SVM alerte le Sénat

 

ILS NOUS ONT REJOINTS

  • Jean-Louis Bianco, député PS des Alpes de Haute-Provence
  • Martine Billard, Les Verts
  • Patrick Bloche, PS
  • Guy Bono, PS
  • Daniel Cohn-Bendit, Les Verts
  • Quitterie Delmas, déléguée nationale du Mouvement démocrate
  • Nicolas Dupont-Aignan, Debout la République
  • Vincent Feltesse, maire de Blanquefort, président de la Communauté urbaine de Bordeaux et secrétaire national aux TIC du PS
  • Alain Lipietz, Les Verts
  • Noël Mamère, Les Verts
  • Christian Paul, PS
  • Vincent Peillon, PS
  • Jérôme Relinger, Délégué TICs du PCF
  • Maurice Ronai, délégué général de Temps Réels (section Internet du PS)
  • Benoît Thieulin, secrétaire de Temps Réels
  • ABF(Association des bibliothécaires de France)
  • Aful (Association francophone des utilisateurs de Linux et des logiciels libres)
  • Alain Bazot, UFC Que Choisir
  • April (association pour promouvoir et défendre le logiciel libre)
  • Christophe Espern, collectifs Eucd.info, Laquadrature.net et Web314.org (nouveau)
  • Framasoft, association de découverte et promotion du logiciel libre
  • Freenews
  • Internet For Every One (internetforeveryone.fr)
  • Journal du Freenaute
  • JustNeuf
  • Daniel Kaplan, responsable associatif dans les nouvelles technologies
  • "Musique libre !" (dogmazic.net, licences libres, partage de la culture)
  • n9ws
  • Aziz Ridouan, Audionautes
  • Univers Freebox
  • François Collet, Chef d'entreprise, co-fondateur de l'agence Heaven
  • Stéphane Distinguin, entrepreneur et responsable associatif dans les NTIC
  • Jean-Bernard Magescas, président de Fon France
  • Damien Jouvenceau, membre du collectif de réflexion Les Catalyseurs Numériques, rédacteur du site Zik4Zik
  • Xavier Niel, directeur général délégué à la stratégie d'Iliad (Free)
  • Tristan Nitot, blogueur et fondateur de Mozilla Europe
  • Stephan Ramoin, directeur du bureau d’enregistrement de noms de domaines et hébergeur Gandi.net
  • Sylvain Zimmer, fondateur de Jamendo
  • Jeff, fondateur de Reshape Music et FairTrade Music (mouvement musique équitable)
  • Les Ogres de Barback, groupe de chanson française
  • The Penelopes, groupe de musique électronique
  • Qwartz Awards, collectif de 2 500 labels indépendants de musiques nouvelles
  • Richard Pinhas, compositeur
  • Didier Super, chanteur
  • Philippe Aigrain, analyste et essayiste
  • Cécile Alvergnat, consultante et ex-membre de la Cnil
  • Philippe Axel, essayiste, auteur de La révolution musicale
  • Nicolas Barcet, responsable activité serveurs chez Ubuntu Canonical
  • Guillaume Champeau, Fondateur de Numerama.com
  • Lièvin Feliho : responsable du service juridique du SAMUP (syndicat des artistes interprètes et enseignants de la musique et de la danse de Paris Ile-de-France)
  • Gilles Fournel, responsable Projets et Nouvelles Technologies au ministère du Travail
  • Jean-Louis Gombeaud, journaliste économique
  • Audrey Harris, exconseillère de Christian Paul sur la loi DADVSI
  • François Horn, maître de conférences en sciences économiques à l’Université Lille 3
  • Bernard Lang, directeur de recherche à l’Inria, vice-président de l’Aful, membre du CSPLA
  • Thierry Noisette, journaliste et essayiste, auteur avec Perline de La bataille du logiciel libre
  • François Pellegrini, chercheur en informatique au laboratoire Labri de l’université de Bordeaux
  • Perline, journaliste et essayiste, coauteur de La bataille du logiciel libre
  • Jean-Baptiste Roger, responsable NTIC du conseil régional d’Île-de-France
  • Cyril Rojinsky, avocat au barreau de Paris

  • > Voir tous les signataires

     

    ON SOUTIENT

    HADOPI - Le Net en France : black-out

     



    Hadopi : le débat sur SVMlemag.fr

    Protestation contre la loi antipiratage Les fournisseurs d'accès montent au créneau contre l'Hadopi

    1 septembre 2008. Texte : Delphine Sabattier. Photos : Lydie/SIPA, Meigneux/SIPA.  Version imprimable  Envoyer par email

    Les fournisseurs d'accès internet, l'Europe et le conseil d'Etat pourraient changer la donne de la loi la loi Création et Internet.

    Nous ne faisons pas partie de ceux qui pensent que tout est joué. Les inquiétudes et les contestations manifestées ces derniers mois face à la révélation du projet de lutte contre le piratage ont nourri de nombreux débats. C’est une première victoire pour tous ceux qui ont élevé la voix. Et on peut même penser que cela a eu des répercussions concrètes sur le texte de loi, Création et Internet.

    Au moins, la ministre de la Culture, porteuse du projet, a-t-elle pris soin de noter et de répondre aux attaques prodiguées. Mais ce qui nous fait dire que la politique envisagée par le gouvernement pourrait être pensée différemment, même par ses défenseurs, ce sont certains événements survenus cet été... Notamment le communiqué envoyé à l’intention du gouvernement et des parlementaires par l’Association des fournisseurs d’accès et de services Internet (Afa). Signataires des Accords de l’Élysée, qui ont précédé le projet de loi Création et Internet, ils se désolidarisent de ses fervents défenseurs en pointant du doigt des “problèmes” dans le texte. Ils peuvent en outre compter sur l’appui de la Commission européenne sur un thème précis : cet été, celle-ci s’est prononcée contre les mesures de filtrages imposées aux opérateurs – mesure inscrite dans la future loi.

    La redevance au régime sec

    La plus grande surprise est toutefois venue du Conseil d’État. Suite à une requête déposée par le Syndicat de l’industrie de matériels audiovisuels électroniques (Simavelec), la plus haute juridiction administrative s’est penchée sur la redevance que l’on paie sur les baladeurs à disque dur et enregistreurs numériques de salon. Et elle décide, dans un arrêt rendu mi-juillet, d’annuler le mode de rémunération pour copie privée appliqué à ces produits.

    Coup d’éclat : la redevance telle qu’elle est calculée aujourd’hui n’est pas conforme à la loi ! Elle ne doit pas viser à compenser le “manque à gagner” dû aux copies illicites :“La rémunération pour copie privée ne peut légalement compenser que la perte de revenus liée à l’usage licite de la copie privée”, écrit le Conseil d’État. Aussitôt, fabricants et associations de consommateurs se sont réjouis de la nouvelle. Si la redevance est illégale pour les baladeurs et platines de salon, elle pourrait l’être assez rapidement pour les autres matériels, comme les clés USB, disques durs externes, etc., car le mode de calcul est le même sur ces produits.

    Quelques jours plus tard, d’ailleurs, les opérateurs mobiles, à travers l’Afom, attaquent devant le Conseil d’État la redevance sur les téléphones ayant des fonctionnalités de baladeur numérique... Voilà qui ressemble à de très mauvaises nouvelles pour les organismes en charge de collecter cette redevance, et surtout pour les artistes et ayants droit. Car jusqu’ici, la copie privée assurait un revenu conséquent à la profession.

    Certes, les représentants de l’industrie culturelle ont déjà prévenu qu’ils rehausseront le montant de la redevance afin de ne pas perdre avec le nouveau mode de calcul. Reste que d’aucuns nous ont soufflé que cette menace sur la copie privée avait relancé le débat – et l’intérêt – pour la licence globale, ce forfait que les internautes paieraient chaque mois aux ayants droit pour télécharger à volonté, légalement...

    (((Prise de position de Xavier Niel, patron de Free, en page 2)))

    Où en est le texte de loi ?

    Depuis notre dernier numéro, la ministre a présenté une version officielle du texte de loi Création et Internet contre lequel nous nous sommes mobilisés, avec plus de 40 000 internautes et personnalités (www.svmlemag.fr/hadopi_petition_riposte_graduee). Faisons le point sur les espoirs (+) et les inquiétudes persistantes (-).
    Pédagogie ou répression ?
    + Face aux critiques, les vertus préventives de la future loi contre le téléchargement illégal ont été mises en avant. Dans sa présentation, Christine Albanel a parlé de pédagogie : deux avertissements précéderont toute sanction.

    - Dans le texte du projet de loi pourtant, la pédagogie “est soumise à la bonne volonté de l’instance administrative créée par la loi”, regrettent les acteurs du Net dans le communiqué de l’Afa. En effet, l’article L.331-24 dit que la commission “peut envoyer à l’abonné” une recommandation par mail. En outre, l’article L.331-25 ne parle pas de deux avertissements nécessaires avant une décision de suspension d’accès au Net, mais “d’une recommandation adressée”.
    Filtrage généralisé ou testé ?
    + La ministre de la Culture rappelle qu’aux termes des Accords de l’Élysée qui ont précédé le projet de loi, les différentes parties se sont engagées à mener une expérimentation des techniques de filtrage pendant deux ans ; les pouvoirs publics n’ont donc pas à interférer sur ce point.

    -
    Les opérateurs dénoncent, eux, l’article 5, L.336-2, qui permet d’imposer aux fournisseurs d’accès Internet la mise en œuvre de mesures de filtrage sur les contenus, mais aussi de restreindre l’accès à ces contenus. SVM rappelle son attachement à la neutralité des technologies et espère que l’on n’en viendra pas à interdire des protocoles sur le Web français.
    Surveillance
    + Les œuvres seront surveillées et non les internautes.

    -
    Pour supprimer les œuvres illicites du réseau, les opérateurs devront surveiller les paquets IP envoyés par les internautes. Le patron de Free s’indigne : “Personne ne laisserait la Poste ouvrir le courrier.” Une surveillance au service de la protection du droit d’auteur, mais qui met en place un outil sans pareil. En outre, la haute autorité en charge de faire appliquer la loi pourra conserver les données recueillies sur les internautes pendant un an. De plus, la loi prévoit la constitution d’un répertoire national des personnes faisant l’objet d’une suspension d’accès.
    Proportionnalité
    des sanctions

    + Seul l’Internet devra être coupé, et non la téléphonie et le service télévision éventuellement liés à l’offre commerciale de l’opérateur.

    -
    Les fournisseurs d’accès, eux, demandent du temps pour mettre en place ce processus. Et s’interrogent : “Peut-on préserver l’accès à certains services publics en ligne ou aux mails ?”... de plus en plus essentiels dans la vie des Français. Du reste, la coupure d’accès pour tout le foyer nous semble excessive. La loi ne prévoit aucun recours pour les internautes recevant un message d’avertissement. Ni aucun signe positif : des offres légales nombreuses et attractives... qui dissuaderaient efficacement le piratage.
    Pages :

     

    Forum sur la loi Hadopi

    Forum sur la loi Hadopi, Création et Internet

    Robin des bois volait aux

    riches car ces riches étaient des tirans,ils profitaient de la faiblesse des pauvres pour s'enrichir. Aujourd'hui les tirans sont les maisons de disques, les artistes… La suite

    09.05.2010 par Patrick Lefort

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