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VOUS ÊTES 56336
À AVOIR SIGNÉ
LA PETITION DE SVM

Mesdames et messieurs les députés

Vous allez débattre d’un texte de loi qui voudrait résoudre le problème de l’échange illicite d’œuvres culturelles sur Internet par la répression.
Ce texte est issu du rapport Olivennes, dont les propositions ne sont, en l’état, pas satisfaisantes. Pire, nous considérons que ces mesures aggraveraient la situation. La suite

> Je lis, je signe > Je dis pourquoi
> Je ne signe pas et je m'en explique

> Pourquoi SVM se mobilise, notre engagement en mai 2008
> Les points de la loi qui nous inquiètent, texte fondateur
> SVM alerte le Sénat

 

ILS NOUS ONT REJOINTS

  • Jean-Louis Bianco, député PS des Alpes de Haute-Provence
  • Martine Billard, Les Verts
  • Patrick Bloche, PS
  • Guy Bono, PS
  • Daniel Cohn-Bendit, Les Verts
  • Quitterie Delmas, déléguée nationale du Mouvement démocrate
  • Nicolas Dupont-Aignan, Debout la République
  • Vincent Feltesse, maire de Blanquefort, président de la Communauté urbaine de Bordeaux et secrétaire national aux TIC du PS
  • Alain Lipietz, Les Verts
  • Noël Mamère, Les Verts
  • Christian Paul, PS
  • Vincent Peillon, PS
  • Jérôme Relinger, Délégué TICs du PCF
  • Maurice Ronai, délégué général de Temps Réels (section Internet du PS)
  • Benoît Thieulin, secrétaire de Temps Réels
  • ABF(Association des bibliothécaires de France)
  • Aful (Association francophone des utilisateurs de Linux et des logiciels libres)
  • Alain Bazot, UFC Que Choisir
  • April (association pour promouvoir et défendre le logiciel libre)
  • Christophe Espern, collectifs Eucd.info, Laquadrature.net et Web314.org (nouveau)
  • Framasoft, association de découverte et promotion du logiciel libre
  • Freenews
  • Internet For Every One (internetforeveryone.fr)
  • Journal du Freenaute
  • JustNeuf
  • Daniel Kaplan, responsable associatif dans les nouvelles technologies
  • "Musique libre !" (dogmazic.net, licences libres, partage de la culture)
  • n9ws
  • Aziz Ridouan, Audionautes
  • Univers Freebox
  • François Collet, Chef d'entreprise, co-fondateur de l'agence Heaven
  • Stéphane Distinguin, entrepreneur et responsable associatif dans les NTIC
  • Jean-Bernard Magescas, président de Fon France
  • Damien Jouvenceau, membre du collectif de réflexion Les Catalyseurs Numériques, rédacteur du site Zik4Zik
  • Xavier Niel, directeur général délégué à la stratégie d'Iliad (Free)
  • Tristan Nitot, blogueur et fondateur de Mozilla Europe
  • Stephan Ramoin, directeur du bureau d’enregistrement de noms de domaines et hébergeur Gandi.net
  • Sylvain Zimmer, fondateur de Jamendo
  • Jeff, fondateur de Reshape Music et FairTrade Music (mouvement musique équitable)
  • Les Ogres de Barback, groupe de chanson française
  • The Penelopes, groupe de musique électronique
  • Qwartz Awards, collectif de 2 500 labels indépendants de musiques nouvelles
  • Richard Pinhas, compositeur
  • Didier Super, chanteur
  • Philippe Aigrain, analyste et essayiste
  • Cécile Alvergnat, consultante et ex-membre de la Cnil
  • Philippe Axel, essayiste, auteur de La révolution musicale
  • Nicolas Barcet, responsable activité serveurs chez Ubuntu Canonical
  • Guillaume Champeau, Fondateur de Numerama.com
  • Lièvin Feliho : responsable du service juridique du SAMUP (syndicat des artistes interprètes et enseignants de la musique et de la danse de Paris Ile-de-France)
  • Gilles Fournel, responsable Projets et Nouvelles Technologies au ministère du Travail
  • Jean-Louis Gombeaud, journaliste économique
  • Audrey Harris, exconseillère de Christian Paul sur la loi DADVSI
  • François Horn, maître de conférences en sciences économiques à l’Université Lille 3
  • Bernard Lang, directeur de recherche à l’Inria, vice-président de l’Aful, membre du CSPLA
  • Thierry Noisette, journaliste et essayiste, auteur avec Perline de La bataille du logiciel libre
  • François Pellegrini, chercheur en informatique au laboratoire Labri de l’université de Bordeaux
  • Perline, journaliste et essayiste, coauteur de La bataille du logiciel libre
  • Jean-Baptiste Roger, responsable NTIC du conseil régional d’Île-de-France
  • Cyril Rojinsky, avocat au barreau de Paris

  • > Voir tous les signataires

     

    ON SOUTIENT

    HADOPI - Le Net en France : black-out

     



    Hadopi : le débat sur SVMlemag.fr

    Pourquoi SVM se mobilise Loi contre le téléchargement : là où ça coince

    21 mai 2008. Texte : Nicolas Robaux. Photos : Eric Thomas.  Version imprimable  Envoyer par email

    SVM se mobilise contre la future loi Création et Internet/Hadopi. Une cinquantaine de personnalités ont déjà signé la pétition lancée par notre journal et appellent les députés à corriger le projet de loi.

    Surnommé loi Hadopi, parce qu’il va instituer une Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur l’Internet, le projet issu du rapport Olivennes est en passe de devenir un parcours d’obstacles pour l’industrie culturelle qui veut l’imposer. La première estocade a été portée par le Parlement européen. Lors de l’élaboration d’une résolution jointe au rapport sur les industries culturelles en Europe, mené par le député Guy Bono, un amendement a fait son apparition.

    Rédigé par Guy Bono, Michel Rocard et Francis Wurtz, entre autres, celui-ci engage les États membres, en parlant de l’Internet, à “éviter l’adoption de mesures allant à l’encontre des droits de l’homme, des droits civiques et des principes de proportionnalité, d’efficacité et d’effet dissuasif, telles que l’interruption de l’accès à Internet”. Non seulement les députés ont voté à 314 voix contre 297 en faveur de cet amendement, mais par la suite, c’est l’ensemble du rapport Bono qui a été voté, et très confortablement, à 586 voix contre 36. Un accroc de taille dans l’argumentaire policé des majors, puisque les députés européens signifiaient ainsi leur opposition à la principale sanction du rapport Olivennes : la coupure de l’accès.

    D’où la colère d’Hervé Rony, délégué général du syndicat des producteurs de disques (Snep) le jour même, qui parle d’un texte “invraisemblable” et d’une “manœuvre très choquante”. Et un vote qui, même s’il ne lie pas le législateur français, a écorné le texte avant son passage devant l’Assemblée, s’inquiète le Snep, fin avril. Si on peut hésiter à suivre le Parlement européen quant à l’assimilation de la connexion Internet à un droit de l’homme, la question de la proportionnalité de la peine reste, elle, valablement posée (voir notre éclairage ci-dessus).

    Le coup bas suivant est venu des grands noms de l’Internet français, réunis dans l’Association des services Internet communautaires (Asic). Yahoo, Google et Microsoft France, Dailymotion, Priceminister en font partie. Dans une lettre au président de la République, au Premier ministre, à Éric Besson et aux ministères de la Justice et de l’Industrie, ils attaquent sur tous les fronts, et appellent “à ne pas minimiser la portée de cette sanction [la coupure de l’accès]. Bannir, même temporairement, des internautes de la société de l’information, ce n’est pas seulement les empêcher de télécharger des contenus illicites, c’est aussi et surtout leur interdire toute utilisation d’un vecteur de communication et d’expression devenu indispensable, qui offre l’accès à une pluralité d’information, à une diversité de contenus, ou à une multitude de services publics”.

    On retrouve, presque à l’identique, les mots du Parlement européen. Pour l’Asic, la sanction doit rester “strictement proportionnée au but à atteindre”. L’association rappelle aussi que la suspension de l’accès peut atteindre les entreprises et se révéler économiquement traumatisante. Et l’Asic continue de plus belle : notion de graduation à la libre appréciation de la Haute autorité, ignorance des droits de la défense, double peine possible, soupçon de collusion d’intérêt envers les membres de la Haute autorité nommés par le ministère de la Culture, interrogations face à des sanctions prises par une autorité administrative sans passer par un juge...

    Enfin, au niveau européen, des signes ont montré l’inquiétude des démocraties face à des mesures de surveillances trop systématiques. En Suède, un des pays les plus connectés d’Europe selon GfK, avec 73% d’internautes, les ministres de la Justice et de la Culture, face à une proposition du même acabit que le projet Olivennes, ont pu dire : “la coupure d’un abonnement à Internet est une sanction aux effets puissants qui pourrait avoir des répercussions graves dans une société où l’accès à Internet est un droit impératif pour l’inclusion sociale. Le gouvernement a donc décidé de ne pas suivre cette proposition [...] les lois sur le copyright ne doivent pas être utilisées pour défendre de vieux modèles commerciaux”.

    Et en Allemagne, où les données de connexion sont conservées six mois, la Cour constitutionnelle a limité leur consultation aux infractions les plus graves : homicides, abus sexuel, terrorisme... En France, le projet Hadopi propose que la Haute autorité puisse les conserver jusqu’à un an, pour un simple téléchargement.

    Lire la suite de l'article : les points du projet qui inquiètent


    Nos autres articles en ligne sur le même thème, ou une rapide chronologie de notre mobilisation :

    Mai dernier, SVM se mobilise

    L'édito paru dans SVM n°271

    La conférence de presse de la SCPP

    Le débat en marche

    Les fournisseurs d'accès tirent à boulets rouges sur le projet de loi

    Extrait de notre article publié dans SVM daté septembre : Ce qui peut encore changer

    Le jour où Xavier Niel, le patron de Free, a lâché qu'il avait signé une feuille blanche

    L'envoi de la pétition au Sénat

    Pages :

     

    Forum sur la loi Hadopi

    Forum sur la loi Hadopi, Création et Internet

    De toute façon c'est toujours

    les mêmes qui donnent des leçons mais quand il faut payer y a plus personne. Et après y en a qui votent à gauche mais c'est… La suite

    29.12.2009 par Steven James

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