Passerelle idéale entre l’ordinateur et la télé, le disque dur multimédia se met à la haute définition et au partage de fichiers en réseau. Avec de vrais progrès… et de petites arnaques. La vraie haute déf’, ce n’est pas encore pour tout le monde !
Le meilleur moyen de lire sur une télé LCD les films ou les images stockés sur un ordinateur ? Vous pouvez brancher directement la sortie vidéo du PC sur la télé, à condition qu’ils ne soient pas trop éloignés l’un de l’autre. Si vous êtes chez Free, vous pouvez aussi vous servir de votre box ADSL pour accéder aux contenus de votre ordi… mais il faut que celui-ci reste allumé. Ou bien vous craquez pour un petit disque dur multimédia : c’est plus cher, mais vous n’aurez plus besoin de laisser le PC allumé pour lire un DivX ou montrer vos photos de vacances au ski. Un boîtier relié à demeure sur la télé, qui stocke les données provenant du PC (via une prise USB 2.0) sur un gros disque dur 250 à 1500 Go selon les modèles et les lit directement sur la télé grâce à une puce de décodage audiovidéo. Des capacités de cette puce dépend le nombre de fichiers et formats reconnus par le disque.
Pas de questions à vous poser pour les formats les plus courants : dès l’entrée de gamme moins de 150€, tous les modèles récents lisent sans problème les différentes versions du DivX, le XviD (très utilisé pour la diffusion des séries télé sur internet), plus les titres audio en MP3 et les images Jpeg. C’est pour les nouveaux formats en haute définition que les choses se compliquent. Méfiez-vous du logo HD qui fleurit sur de nombreux emballages, il ne veut pas dire grand-chose ! Un disque dur multimédia HD, ce n’est pas un boîtier simplement équipé d’une prise HDMI, la fameuse prise audiovidéo “haute définition” des nouvelles télés LCD. Onze de nos douze modèles en sont équipés, mais seuls trois d’entre eux peuvent réellement lire les fichiers en haute définition récupérés sur internet ou produits par les nouveaux caméscopes HD, comme le H.264 (utilisé notamment sur les films Blu-ray), le VC-1 ou l’AVCHD. Des modèles qui coûtent cher, de 300 à 600€ à peu près selon les capacités. Les autres boîtiers se contentent, au mieux, d’augmenter artificiellement la résolution des vidéos ordinaires (DivX, Mpeg-2…) pour les faire correspondre à celle de l’écran de télé, sur 1080 lignes (1080i). En gros, le circuit vidéo ajoute des pixels pour compléter l’image et la faire ressembler à de la haute déf’. C’est ce qu’on appelle la mise à l’échelle, ou “l’upscaling”.
Les modèles “non HD” ne doivent toutefois pas être négligés : pour un prix abordable, ils offrent souvent, au-delà de la simple lecture de films ou de musique, des fonctions très pratiques. Ceux qui intègrent un tuner TV permettent, une fois sur une télé TNT, d’enregistrer une chaîne tout en en regardant une autre, avec une qualité souvent proche de celle du DVD. De très nombreux modèles, à moins de 200€, s’équipent d’une prise Ethernet, voire d’un module sans fil Wi-Fi, pour récupérer ou partager des fichiers dans un réseau local ou accéder directement à ces centaines de webradios ou de chaînes télé diffusées sur le web. Une foule de nouvelles fonctions sympas, mais pas toujours très simples à utiliser, la faute à une ergonomie qui progresse, hélas, beaucoup moins vite que l’électronique. Télécommandes microscopiques, menus abscons ou mal traduits, bugs divers : ici, on est encore loin des jolis écrans du Media Center de Vista.
UN BIJOU, LE TV HD MEDIA PLAYER de Western Digital! Moins de 100€ pour un boîtier pouvant lire tous les nouveaux fichiers en haute définition : H.264, VC-1, AVCHD, DivX HD, plus tous les formats vidéo, audio et photo courants. Un modèle léger, très bien fini et carrément sympa à utiliser. Mais il y a une astuce : il ne stocke rien, vu qu’il n’intègre pas de disque dur. Il s’agit en fait d’un boîtier adaptateur muni d’une puce de décodage haut de gamme, prévu pour être couplé à n’importe quel disque dur externe USB ordinaire, signé Western ou non. Un disque connecté au boîtier via deux prises USB Host, et qui peut être formaté en Fat32 ou en NTFS. Vu le nombre de disques externes en circulation en France, les petits boîtiers de ce genre devraient cartonner cette année, malgré leurs limites : le modèle de Western n’intègre ni interface réseau, ni tuner, ni écran de contrôle.
Heureusement pour les constructeurs, il est rarement possible de visionner l’interface d’un disque multimédia avant de l’acheter. Sur certains modèles d’entrée de gamme, les menus rappellent ceux des tout premiers disques multimédias, avec un simple listing de fichiers à l’écran. Storex sort ici du lot avec son excellent AivX-370HD, qui bénéficie d’une interface bien léchée et réactive (ci-contre). Chez DViCO, le menu d’accueil est très joli, mais il faut toujours naviguer dans une arborescence de fichiers pour trouver son film. Bon point quand même, les fonctions “avancées” (paramètres réseau, réglages du tuner TV, accès aux webradios) sont en général très simples à gérer.
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
|
Storex AivX-370HD • Prix : 329 € • Note : 5 / 5 |
Memup Madiadisk ZX • Prix : 350 € • Note : 3,5 / 5 |
LaCie LaCinema Classic • Prix : 170 € • Note : 2,5 / 5 |
Freecom Network Mediaplayer 450 WLAN • Prix : 249 € • Note : 4 / 5 |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
| Emtec Q800 • Prix : 279 € • Note : 3,5 / 5 |
Packckard Bell Studio 640 Go • Prix : 149 € • Note : 2 / 5 |
DViCO TViX HDM-700A • Prix : 539 € • Note : 4 / 5 |
Memup Mediadisk LX • Prix : 150 € • Note : 2,5 / 5 |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
| Iomega ScreenPlay Pro HD • Prix : 230 € • Note : 3 / 5 |
DViCO TViX HDR-330 • Prix : 369 € • Note : 3,5 / 5 |
Plextor PX-MPEG4OUHD • Prix : 199 € • Note : 2 / 5 |
Storex R-MPiX 358HD • Prix : 169 € • Note : 2,5 / 5 |