Les disques durs de poche sont petits, mignons, et ne sont plus réservés aux technophiles : ils sont devenus de véritables objets de mode, au même titre que les baladeurs audio. LaCie est le fabricant qui illustre le mieux cette tendance, au vu de ses boîtiers au look inimitable signés par des pointures du design industriel.
Mais la plastique ne fait pas tout, les performances brutes demeurent l’un des critères les plus déterminants pour guider l’achat. La plupart des modèles affichent des débits en écriture compris entre 26 et 27 Mo/s, et en lecture entre 31 et 35 Mo/s. Seuls deux d’entre eux sortent véritablement du lot, mais dans des directions opposées. Le Buffalo affiche des pointes en écriture de 28,5 Mo/s et en lecture de 40,8 Mo/s ; des résultats, les meilleurs à l’issu des tests, qui laissent loin derrière ceux du Seagate FreeAgent Go : 25,1 Mo/s et 28,4 Mo/s.
Mais tous nos modèles sont uniquement équipés d’une interface USB 2.0 ; la moyenne générale de la sélection est du coup plombée. Car en Firewire 400 ou 800, les débits gagnent de 5 à 10 Mo/s, mais les prix grimpent aussi. Le Storeva X-5, en version Firewire, est ainsi 30 € plus cher que son équivalent pourvu de l’unique USB 2.
La compétition se joue par ailleurs au niveau des accessoires fournis. Bien qu’étant plus fragiles que n’importe quel autre support de stockage nomade, les disques durs ne sont quasiment jamais livrés avec une housse protectrice. Non seulement Storeva est ici le seul fabricant à assurer sur ce point, mais son disque est aussi le moins cher. De même, les constructeurs ne fournissent pas systématiquement un câble USB en Y, qui apporte un surplus d’énergie au disque en cas de besoin. Quant aux logiciels, ceux fournis par Maxtor nous ont enchantés, à l’inverse de ceux du Memup, inexistants.
L’utilitaire gratuit HD Tune nous a permis de mesurer les performances maximales atteintes par les dix disques sélectionnés pour ce comparatif. Le logiciel indique à la fois leurs débits moyens en lecture et en écriture (exprimés en mégaoctets par seconde), et leur temps d’accès (en millisecondes). Très important aussi, on y trouve le débit maximal que l’interface du boîtier est capable d’atteindre. Cette valeur primordiale montre notamment que deux modèles équipés du même disque dur n’affichent pas forcément les mêmes débits. Pour mesurer leurs performances en pleine action, nous avons chronométré le temps nécessaire à chacun des disques pour écrire et lire un dossier de 4,3 Go composé de fichiers dont la taille varie de 3 Ko à 5 Mo. Au-delà des données purement techniques, nous avons pris en compte le design, le niveau de finition et la robustesse des disques testés. Nos choix ont aussi été guidés par la qualité des accessoires et des logiciels fournis.
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Maxtor OneTouch 4 Mini |
Freecom ToughDrive Custom • Prix : 140 € • Note : 4 / 5 |
Iomega eGo Portable Hard Drive • Prix : 109 € • Note : 3,5 / 5 |
Buffalo MiniStation TurboUSB • Prix : 150 € • Note : 4,5 / 5 |
Western Digital My Passport Essential • Prix : 125 € • Note : 4 / 5 |
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| Memup Kwest Mini • Prix : 100 € • Note : 2,5 / 5 |
LaCie Little Disk • Prix : 120 € • Note : 4 / 5 |
Storeva X-5 • Prix : 80 € • Note : 3,5 / 5 |
Freecom Mobile Drive • Prix : 112 € • Note : 4,5 / 5 |
Seagate FreeAgent Go • Prix : 99 € • Note : 3,5 / 5 |
Il est tout à fait possible d’assembler soi-même son disque dur externe, notamment grâce aux nombreux boîtiers 2,5 pouces disponibles dans le commerce. Une solution idéale pour recycler un disque récupéré dans un ordinateur portable par exemple, mais pas forcément pour réaliser des économies. Le prix du boîtier externe ajouté à celui du disque dépasse systématiquement ceux des modèles vendus clés en main. Il faut compter entre 70 et 90 € pour un disque 2,5 pouces de 250 Go, entre 15 et 30 € pour un boîtier USB, et entre 30 et 45 € pour disposer d’interfaces Firewire. Nous vous conseillons le boîtier ci-contre, l’X-Craft de Cooler Master, un modèle IDE vers USB vendu aux alentours de 20 €, livré avec une housse de protection, un câble USB en Y, un chiffon doux pour l’entretien et un logiciel de sauvegarde (Press & Go Backup Software).
La plupart des disques externes sont formatés d’emblée en Fat32, un format dont le principal intérêt est d’être reconnu par tous les systèmes d’exploitation actuels. Avant de transférer vos premiers octets, pensez à formater le disque en NTFS si vous souhaitez y stocker des fichiers de plus de 4 Go, une manipulation hélas impossible avec le Fat32. La situation se complique si vous souhaitez utiliser le disque sous Mac OS X, puisqu’il est impossible d’écrire des données sur une partition NTFS depuis le système d’exploitation d’Apple (la lecture reste possible). L’utilitaire “NTFS for Mac”, édité par Paragon (il coûte environ 30 €), permet de corriger le tir, et du côté de Windows, le logiciel MacDrive (env. 50 €) rend utilisable les disques partitionnés en HFS, le système de fichiers utilisé par Apple. Les plus courageux peuvent aussi créer deux partitions sur le disque, l’une en HFS dédiée à Mac OS, et l’autre en NTFS pour Windows. Le formatage d’un disque NTFS en Fat32 sous Windows n’est possible que sous DOS en lignes de commande (il faut taper “x:/fs:fat32”, sans les guillemets, où “x” correspond à la lettre attribuée à votre disque).