Free ouvre donc sa Freebox aux jeux. Plus que ça, il va permettre aux internautes de s’approprier totalement la box. Explications.
Avec sa télécommande énorme et son look de manette Nintendo, on a tous senti le coup venir. Pourtant, il aura fallu attendre plus de trois ans pour que les jeux fassent leur apparition sur les services audiovisuels de Free. Évidemment, les capacités de la Freebox sont loin d’égaler celles d’une console de jeu, même les moins puissantes d’entre elles. Free ne prétend d’ailleurs pas s’y substituer. Dans le nouvel onglet “Jeux” du menu télé, on découvre donc d’abord des casual games (ces petits jeux tout simples et rapides à jouer, comme le solitaire, le morpion ou le Démineur), quelques jeux 3D (Duke Nukem 3D ou Doom qu'on a pu essayer avec plaisir) et... un émulateur permettant de faire tourner les jeux développés pour les consoles de notre jeunesse : Game Boy, Game Gear et Master System. C'est la grosse (bonne) surprise du service. Free estime que ses abonnés pourront enrichir leur ludothèque sur Freebox d’une centaine de jeux grâce à l’émulation, à condition rappelle Free, “d’avoir en sa possession l’original de chaque titre”. De quoi ravir les gamers qui sont de plus en plus nombreux à chercher dans les jeux émulés leurs premières émotions sur des hits des années 80 ou 90. Les voilà servis sur grand écran.
On a testé. C’est tout simple. On s’empare de sa télécommande, la fameuse délivrée avec la Freebox HD (attention, seuls les Freenautes V5 et les nouveaux Aliciens ont la bonne télécommande). On peut la tenir à la verticale ou à l’horizontale et même jouer à deux, l’un à droite, l’autre à gauche, quoique la manipulation soit plutôt acrobatique du fait de la proximité physique des joueurs. Le service multiposte, permet, en outre, de jouer à des jeux différents sur chacun des téléviseurs de la maison… ou de laisser une télé dispo pour sa vocation initiale et l’autre pour le gamer de la famille. Ensuite, on suit les explications pour l’utilisation des boutons. Et on clique sur l’un des 10 jeux proposés d’origine par Free. La ludothèque, on l’a dit, peut être enrichie de vos jeux fétiches. Il suffit d’aller chercher des jeux (ou ROM dans le jargon) sur le net avec votre PC, de les charger sur une clé USB à brancher sur la box, ou de les stocker sur la Freebox HD via la connexion FTP (ftp://hd1.freebox.fr)
Et pour les internautes les plus passionnés, l’arrivée des jeux, c’est aussi l’arrivée d’un nouveau SDK (kit de développement), qui leur donne accès aux ressources de la box. Ils vont pouvoir s’en donner à cœur joie ! Comme tout nouveau service chez Free, tout ça c’est gratuit. Les jeux à disposition, les jeux que vous chargez, le kit de développement... Mais Free n’exclut pas la mise en place d’une version Premium du service, à terme. On peut déjà imaginer la phase 2, avec l’ouverture d'une boutique maison accessible sur la télé (du genre AppStore), pour accéder à de nouveaux jeux, parfois payants... et à des jeux d’argent, dont le marché devrait exploser avec l’ouverture à la concurrence prochainement inscrite dans la loi. Trois ans après sa naissance, la Freebox n’a donc pas encore donné tout ce qu’elle a dans le ventre.
MàJ le 19/11/2009 : Les abonnés Alice ont également accès à
l'offre Jeux, selon les cas. Les abonnés dégroupés disposant d'une box
avec disque dur bénéficient du même niveau de service que leurs
homologues chez Free. Les "anciens" abonnés peuvent aussi accéder au
service à condition d'avoir été dégroupés à partir du 5/02/2009. De
fait, ils ne disposent pas d'une box à disque dur et devront charger
les jeux depuis une clé USB. Par ailleurs, ils n'ont pas accès à la
dizaine de jeux développés par les équipes de Free, mais uniquement à
l'émulateur et aux jeux 3D : Doom et Duke Nukem. Dans les deux cas, les abonnés devront brancher une manette USB à leur box pour pouvoir jouer. En effet, seuls les abonnés Free disposent d'une télécommande-manette.
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Émuler des jeux sur votre Freebox, c’est légal ?
Sur les anciennes consoles, les jeux et le système permettant de les lancer étaient stockés sur de la mémoire morte, ou ROM (Read Only Memory), d’où le nom donné aux anciens titres téléchargeables aujourd’hui sur internet. Pour faire fonctionner ces jeux sur
un ordinateur, où ici la Freebox HD, il faut impérativement passer par un émulateur capable d’interpréter les données contenues dans les fichiers ROM. Mais est-ce bien légal ? Oui, mais sous certaines conditions. Copier, distribuer et vendre une ROM est assimilé à du piratage informatique aux yeux de la loi. C’est donc illégal, sauf si les auteurs du jeu en autorisent expressément la copie et la distribution. C’est le cas des éditeurs CapCom et Atari, qui distribuent gratuitement les ROM de leurs anciens jeux qui ne sont plus vendus dans le commerce. Il est toutefois interdit d’en faire commerce. L’utilisation d’une ROM est également autorisée si l’usager détient le jeu original ou si le copyright est dépassé. Malgré les fermetures en série des sites de téléchargement de ROM, ces derniers mois, il existe quelques survivants bien garnis : freeroms.com, pdroms.de ou rom-world.com. On en trouve également des centaines sur les réseaux peer to peer.