Vous allez débattre d’un texte de loi qui voudrait résoudre le problème de l’échange illicite d’œuvres culturelles sur Internet par la répression.
Ce texte est issu du rapport Olivennes, dont les propositions ne sont, en l’état, pas satisfaisantes. Pire, nous considérons que ces mesures aggraveraient la situation. La suite
Le cofondateur et président-directeur général de Deezer a souhaité faire part de son inquiétude quant au poids financier des maisons de disque dans le business model de la distribution musicale en ligne. « Le partage de revenu, que le modèle soit payant ou gratuit, va de 50 à 70 % pour les producteurs. Il y a très peu d’industries dans lesquelles le fournisseur reçoit 50 à 70 % de la facture finale ! »
Jonathan Benassaya estime pourtant que les maisons de disque ont de quoi faire sur d’autres marchés, comme les concerts ou le merchandising. Le problème de la distribution en ligne est aussi une question de territorialité. « La France est un petit pays musical, explique Jonathan Benassya : quand on négocie les droits pour la France, on ne négocie pas pour toute l’Europe ». Deezer doit ainsi négocier directement avec les maisons de disques à New York. Il déplore également l’absence de ponts entre radio et sites de musique en streaming (Deezer s’est récemment associé à Ouï FM pour créer une émission de « Radio On Demand »).
Jonathan Benassya s’est finalement opposé farouchement à l’idée d’un financement de la musique par l’aval, c'est-à-dire les constructeurs informatiques et les fournisseurs d’accès à internet. « Et pourquoi pas EDF et GDF ?, ironise-t-il. La gratuité existe sur internet, c’est un fait. » Il estime toutefois que les internautes seraient prêts à payer 10 à 15 € par mois pour la possession libre et totale des films et musiques de son choix.
Pour lui, les aides doivent en fait venir de l’Etat. Il rappelle en effet qu’une structure comme Deezer est fragile : « Nous sommes financés par les pubs (…), mais les annonceurs nous imposent de 90 à 120 jours de délai de paiement, nous n’avons pas de trésorerie, on risque donc en permanence de déposer le bilan, surtout qu’il faut payer les ayants droit immédiatement. » Le cofondateur de Deezer explique que le manque de compétitivité de la France est factuel et structurel : « la marge ne peut se faire que sur le différentiel entre une TVA à 5,5 % et une TVA à 19,6 %. »
Observatoire de la Musique (André Nicolas) : « La demande récurrente, augmenter le prix des téléchargements. »
Fnac (François Gerber) : « On n’est rentable que de quelques centimes. »
Virgin (Laurent Fiscal) : « Il n’y a pas de plateforme qui gagne de l’argent. »
MyMajorCompany (Anthony Marciano) : « les gens investissent dans ce qu’ils aiment »
Deezer (Jonathan Benassaya) : « La marge ne peut se faire que sur une TVA à 5,5% »
Goomradio (Roberto Ciurleo) : « il faut remettre la radio au centre du village. »
Radio Néo (Thierry Voyer) : « Les FAI doivent investir dans le contenu. »
Jamendo (Laurent Kratz) : « Peut-être qu’on entendra parler de musique libre à l’assemblée. »
Orange (Laurence Le Ny) : « Nos clients ne sont pas des pilleurs. »
Free (Maxime Lombardini) : « Est-ce illégitime de télécharger ? Je pense que non. »
SFR (Arnaud Lucaussy) : « Il n'y a pas que le modèle du téléchargement »
29.12.2009 par Steven James