Vous allez débattre d’un texte de loi qui voudrait résoudre le problème de l’échange illicite d’œuvres culturelles sur Internet par la répression.
Ce texte est issu du rapport Olivennes, dont les propositions ne sont, en l’état, pas satisfaisantes. Pire, nous considérons que ces mesures aggraveraient la situation. La suite
Le célèbre portail de musique libre à télécharger gratuitement lance un nouveau concept : le remerciement gradué. Pour montrer qu’il est possible de télécharger ET de rémunérer les artistes.
Jamendo va adapter avec humour les démarches de la riposte graduée, mais pour remercier les internautes ! Pas tous les internautes, cependant : uniquement ceux qui auront téléchargé une chanson depuis son propre site, jamendo.com.
À la fois boutique communautaire et portail de musique gratuite, Jamendo propose 200 000 titres de musique libre disponibles gratuitement et légalement : à chaque fois que l’internaute en aura ramené un, il recevra un mail de remerciement. Voilà pour la première riposte.
Si l’internaute coupable de curiosité persiste, alors Jamendo persistera aussi : à l’issue des téléchargements suivants, il recevra une lettre de remerciement par la Poste, assortie de matériel de propagande pour mettre en valeur leurs artistes favoris (autocollants et flyers, par exemple).
Enfin, peine ultime : ceux qui persisteront à vouloir partager seront… encouragés à continuer. Jamendo leur paiera en effet l’équivalent d’un mois d’abonnement internet. Attention, c’est le partage à grande échelle qui sera ainsi « puni », c’est-à-dire que l’internaute aura dû réussir à convaincre un lieu public de devenir un diffuseur Jamendo Pro (un programme rémunéré, par lequel un professionnel utilise de la musique libre Jamendo pour sonoriser son espace, à partir de 8 € HT/mois.)
Jamendo fait partie de ces défricheurs qui mettent au point de nouveaux modèles juridiques et économiques, adaptés aux nouvelles technologies. Histoire de montrer qu’on peut trouver des solutions novatrices et modernes pour concilier partage de la culture et rémunération des artistes.
Sylvain Zimmer, son fondateur, nous explique en effet que « refaire iTunes ne nous intéresse pas, ils sont bien plus forts que nous là-dessus, et on ne croit pas au fait de faire payer les internautes. Notre modèle, c’est le légal gratuit. Par contre, on s’oriente vers le paiement des usages commerciaux de notre musique, sous forme de licence d’utilisation, soit qu’elle soit utilisée comme fond sonore pour des espaces, soit lors de l’achat par pistes pour des réalisateurs ou des agences de créations qui veulent sonoriser un projet. » Ceci dit, l’exemple de Nine Inch Nail, qui propose au prix fort des bonus en plus de ces titres, comme une conversation téléphonique avec l’artiste, ne laisse pas indifférent…
29.12.2009 par Steven James