Vous allez débattre d’un texte de loi qui voudrait résoudre le problème de l’échange illicite d’œuvres culturelles sur Internet par la répression.
Ce texte est issu du rapport Olivennes, dont les propositions ne sont, en l’état, pas satisfaisantes. Pire, nous considérons que ces mesures aggraveraient la situation. La suite
Un collectif de cinquante-deux artistes vient de signer un appel pour soutenir le projet de loi instituant la riposte graduée.
« Ne pillez pas nos œuvres » : c'est le message que veulent faire passer les cinquante-deux artistes signataires d'un texte apportant son soutien au projet de loi sur la riposte graduée.
L'appel est publié dans le Journal du Dimanche d'hier. Les artistes sont « inquiets, très inquiets ». Après s'être bien sûr « réjoui » que l'internet « nous fasse partager le monde », le texte affirme que « la création [...] est mise en péril par la déferlante des échanges d'œuvres sans autorisation ». Non sans égratigner au passage les « bonnes âmes [qui] essaient de faire croire que la liberté de tout faire, donc de faire tout et n’importe quoi sur Internet est un droit de l’homme que rien ne saurait contrarier sauf à tomber dans une forme de dictature préhistorique. »
Et de conclure qu'« il est normal de sensibiliser et d'avertir les internautes qu'on ne peut pas impunément piller nos œuvres ».
Jusqu'à présent, les artistes étaient restés relativement discrets dans le débat sur la loi Hadopi. Leur présence est désormais une chose acquise, avec une sélection plus variée et éclectique que le plus beau des plateaux de télévision.
Notons quand même que certains artistes ont souhaité figurer dans la pétition de SVM, qui appelle non pas bien sûr à la gratuité instituée, mais à une nouvelle réflexion pour concilier au mieux technologies et juste rémunération des artistes.
Rappelons par exemple que suite aux clauses imposées par les majors aux artistes sur les droits numériques, les droits touchés par un artiste sur une chanson vendue en MP3 sont bien souvent largement inférieurs aux droits touchés pour la même chanson sur CD - alors qu'elle est vendue au même prix.
Les signataires de l'appel publié dans le Journal du dimanche (1,50 € en kiosque ou 0,90 € en téléchargement) d'hier sont les artistes suivants :
Etienne Daho, Christophe Maé, Kery James, Sinik, Francis Cabrel, Patrick Bruel, Jean-Jacques Goldman, Jenifer, Stanislas, Raphaël, M Pokora, Keren Ann, Thomas Dutronc, Eddy Mitchell, Isabelle Boulay, Maxime Le Forestier, Martin Solveig, Marc Lavoine, Calogero, Gérard Darmon, Pascal Obispo, Jacob Devarrieux, Elie Semoun, Alain Bashung, Bernard Lavilliers, Rachid Taha, Bob Sinclar, Psy4delarime, Abd Al Malik, Anis, André Manoukian, Charles Aznavour, Alain Souchon, Mademoiselle K, Soprano, Arthur H, BB Brunes, Liane Foly, Emmanuelle Seigner, Ridan, Renan Luce, Zita Swoon, Johnny Hallyday, Empyr, Kenza Farah, Shine, Camaro, Diam's, Renaud, Romane Cerda, Cali et la Grande Sophie.
29.12.2009 par Steven James