Depuis début juillet, le ministère de l'Intérieur permet aux conducteurs de consulter en ligne leur dossier de permis de conduire. Mode d'emploi.
Près de 38 millions de titulaires du papier rose peuvent, depuis le 2 juillet, savoir où en est leur solde de points directement sur Internet, via le dispositif mis en place par le Ministère de l'Intérieur, Télépoints. L'espace ouvert à cet effet permet en fait la consultation de son dossier de permis de conduire dans son intégralité. Y figurent donc l'ensemble des infractions commises par le conducteur, les diverses contraventions et, bien sûr, le solde de points (6 pour les titulaires d'un permis probatoire et 12 pour les autres, au départ).
Pour la Sécurité routière et le ministère de l'Intérieur, connaître son nombre de points permettra de mieux gérer son capital, et d'être tenu au courant des éventuels retraits ou restitutions de points intervenus durant les dernières semaines. Une manière, aussi, de mettre le conducteur face à ses responsabilités.
Seul bémol, pour accéder en ligne à son dossier, il faut au préalable se munir de son numéro de permis de conduire et d'un code secret qui, lui, ne peut être délivré en ligne. Seule la préfecture ou la sous-préfecture sont, en effet, aptes à le fournir. Plusieurs moyens existent pour se procurer le fameux code :
soit se rendre à la préfecture avec une pièce d'identité en cours de validité ;
soit par courrier : "dans ce cas, précise l'administration, l’intéressé doit joindre à sa demande la photocopie de son permis de conduire, celle d’une pièce d’identité en cours de validité, et une enveloppe affranchie au tarif recommandé avec demande d’avis de réception, comprenant la liasse délivrée par La Poste permettant la distribution du recommandé, dûment remplie par le titulaire du permis de conduire" ;
soit attendre sa prochaine démarche liée à son permis de conduire, puisque la préfecture distribue automatiquement le code confidentiel à tous les conducteurs s'y rendant pour une raison administrative.
Ces mesures, pour le moins contraignantes, sont nécessaires pour des raisons de confidentialité, explique le ministère de l'Intérieur.