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Industrie musicale DRM et peer-to-peer : la SPPF tire tous azimuts

28 juin 2007. Texte : Nicolas Robaux.  Version imprimable  Envoyer par email   Modifier la taille du texte
DRM et peer-to-peer : la SPPF tire tous azimuts

La société civile des producteurs de phonogrammes en France tire à boulets rouges sur tous les autres secteurs et les internautes... et plaide pour des DRM interopérables.

Lors de sa dernière assemblée générale, la Société Civile des producteurs de phonogrammes en France n'a pu que constater la « chute dramatique » des ventes de disque : -47% entre la fin 2002 et le début 2007.

La SPPF, qui représente les producteurs indépendants, donc des labels assez petits, interpelle les pouvoirs publics, en demandent un véritable plan de sauvetage de l'industrie musicale.

Point intéressant du discours tenu dorénavant par la SPPF : elle n'hésite plus à opposer l'industrie musicale aux autres acteurs, un peu comme si celle-ci était devenue le dindon de la farce. C'est non seulement l'industrie de l'internet qui est ainsi montrée du doigt et presque accusée d'avoir fait son beurre sur celle de la musique, mais aussi celle de la radio : « les radios dont les résultats sont, pour certaines d’entre elles, supérieurs à ceux constatés dans l’industrie du luxe ».

Soucieuse de son vocabulaire, la SPPF, en s'en prenant aux FAI et éditeurs de logiciels, ne parle certes pas de vol, mais rappelle qu'ils « ont bénéficié d’un important "transfert d'utilité" »...

Dans ses recommandations, la SPPF place donc en tout premier lieux la surveillance des réseaux d'échanges peer-to-peer : mise en place de radars automatiques et d'amendes forfaitaires.

Elle prend aussi sa part dans le débat sur les protections DRM, en appelant aux développement d'un standard européen interopérable.

Pas un mot, dans ces revendications, de la si controversée loi DADVSI, dont l'entrée en vigueur, faute de moyens de surveillance efficaces, n'a toujours pas enrayé le phénomène.

Elle souhaite aussi augmenter le prix des licences légales de diffusion accordées aux radios, lieux sonorisés et discothèques. Car elles sont, selon elle, « extrêmement faibles et sans aucun rapport avec le service rendu par la musique aux utilisateurs ».

Enfin, la SPPF demande à l'État de mettre à la poche, par l'amélioration de mesures fiscales et de financement de la production.

En décembre dernier, la SPPF avait passé un accord de partenariat avec Dailymotion pour diffuser légalement les clips de ses artistes, en échange d'une quote-part sur les revenus publicitaires du site.

Déjà 3 commentaires, donnez votre avis

Ne jamais se remettre en cause est le principe fondamental de la mauvaise foi et de l'incomp... de la non maîtrise des facteurs environnementaux.
La SPPF s'arbore le flambeau du croisé lobbyiste sur le front d'une société corrompue et des très méchants pirates, où, si l'on peut gratter sur la vente en ligne, on le peut un peu plus chez tous les diffuseurs.
Le durcissement progressif des contraintes à la façon homéopathique de la Sécurité Sociale, enferme de plus en plus les producteurs dans une confrérie qui s'écarte davantage des nouveaux besoins et exigences des consommateurs. La DADVSI code devant lutter contre la piraterie et la diffusion illégale des fichiers couverts par des droits d'auteur, officialise d'autant plus les protections illégales elles aussi, allant à l'encontre des libertés individuelles ainsi que les droits du consommateur. Déçus que leurs poulains édulcorés et cellophanés par je ne sais couverture audio-visuelle aux paillettes d'un pseudo jury endormi par les flashs incandescents, ils ne vendent peut être pas assez de CD surprotégés et utilisable si ce n'est dans votre arbre fruitier, au moins sur votre chaîne HIFI, suffisant... il y a 20 ans.
Le mieux c'est en effet de renifler le web (pensez à votre complice canin) et punir plus roublard que soit. Tout est une question de moyens, avec radars automatiques etc... j'espère qu'il donne une photo de l'IP.
Toujours est il qu'après cela d'autres mesures seront prises, peut être plus à l'écoute des MP3 dans les trains ou une autre redevance pour tous les foyers possédant un lecteur CD/MP3 etc... Mais laissons là les besognes de la facilité à la SPPF.
Pour ma part j'ai siffloté un peu de Mozart ce matin sous ma douche (dieu merci il est mort depuis longtemps). Je pourrai m'enregistrer et graver sur un CD taxé par la SACEM !
Y'a t'il eu un vainqueur dans les croisades ?

D'accord avec IKH, au lieu de dépenser de l'argent dans des pseudos chanteurs(euses) (bien que parfois il existe des exeptions) et de faire des études de marché qui conclent que le nombre de disques vendus chute (ouah, ca c'est une nouvelle inédite!!!!), il ferait mieux peut etre de comprendre le marché et de s'adapter parce que j'ai pour eux une autre nouvelle: la vente de disque vinyle et de K7 a fortement diminué depuis 10 ans (ça aussi c'est une nouvelle non?). De plus, je pense qu'ils n'ont pas à se plaindre avec les nouveaux tarifs de la taxe sur les produits audiovisuels (9€ pour un disque externe de 320 Go,je plains les PME chère au gouvernement qui utilise ce genre de média pour faire des sauvegardes, ils vont payer les artistes, c'est pas merveilleux çà?). J'encourage vivement les artistes (les vaches à lait de la SPPF ou tout autre grosse compagnie genre u... qui font le CD à plus de 20 €) à essayer de diffuser sans passer par eux, c'est avec joie que j'acheterai les musiques alors!!!

Donnent-ils aussi le nom de ce qui est téléchargé ?
Dans le cas contraire, comment prouver que le téléchargement effectué était illégal ?

Télécharger n'est pas obligatoirement être dans l'illégalité !

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